Les protéines dopent les muscles

runners-world-proteines1.jpgAvant ou après une course, les coureurs font d’un plat de pâte un repas de fête. Pourquoi pas, les hydrates de carbone sont rois, non ? Sauf que, selon la Société internationale de nutrition sportive (ISSN), les coureurs ont non seulement besoin de calories mais il est impératif pour leur santé de consommer des protéines.

À chaque foulée, un coureur porte 2 à 7 fois le poids de son corps, explique Douglas Kalman, directeur de recherche qui a réalisé une étude approfondie sur les effets des protéines chez les athlètes. Les protéines gardent votre corps en forme pendant tout l’effort. Un apport adéquat de protéines accélère la croissance du muscle et la récupération en contribuant à la reconstitution des fibres musculaires malmenées lors de la course. Et comme les protéines aident les muscles à se restructurer plus vite, les coureurs qui en consomment en bonne quantité sont moins sujets aux blessures. Le contraire est également vrai : les athlètes qui ne consomment pas de protéines en quantité suffisante courent un risque plus accru de blessure. Ajoutez à cela que les apports riches en protéines aident à garder un système immunitaire fort. Après une période intense d’exercices physiques votre système immunitaire est affaibli pour environ 4 à 5 heures. Les protéines stimulent les globules blancs du sang, qui protègent contre les problèmes des voies respiratoires supérieures.

Connaître la bonne quantité

Les athlètes pratiquant un sport d’endurance ont besoin de 1 à 1,6 g/kg de protéines par jour contrairement aux non- sportifs qui se satisfont de 0,8 g/kg de poids corporel. Ce qui signifie que pour un coureur de 75 kg, l’apport doit être compris entre 120 g et 140 g par jour. Ne vous inquiétez pas d’un éventuel « surdosage » de protéines, les rapports de la Société internationale de nutrition sportive soutiennent qu’un apport hautement protéinique n’entraîne pas de problèmes de santé chez les athlètes en bonne santé.

Que manger ?

Les viandes maigres et les autres produits d’origine animale, comme les œufs, le lait, et le petit lait contiennent beaucoup de protéines. Par exemple 112,5 g d’escalope de poulet contiennent environ 32 g de protéines. La graisse dans la nourriture interfère avec le taux d’absorption des protéines, alors, limitez votre consommation de nourriture riche en graisses. Quant aux sources végétales telles que les haricots, les lentilles, les noix, les graines et le soja, elles ne sont pas aussi riches en protéines. Par exemple, une demi-tasse de haricots en contient environ 8 g, et en plus ils sont pauvres en acides aminés essentiels, constituant chimique des protéines (excepté le soja). En revanche, les coureurs qui évitent les produits d’origine animale peuvent toujours compenser ce déficit en mangeant différents légumes et graines hautement protéiniques tels que les graines de soja, d’avoine ou de quinoa (sarrasin du Chili).

Sachez tout de même que toutes les protéines de la nourriture ne sont pas facilement absorbées par le corps. Cependant si vous mangez différentes sortes d’aliments, votre apport sera suffisant. Inutile d’avoir recours à des compléments proteinés, regardez plutôt dans votre assiette !

Cet article a été publié le Mardi 6 mai 2008 à 3:37 et est classé dans Diététique, Dossiers. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

4 commentaires pour “ Les protéines dopent les muscles”

BENAZET dit :
9 mai 2008 à 17:33

J’adore la viande “rouge”, mais je la digère trés mal, aussi je la remplace par du poisson et des oeufs et de la viande “blanche” que je digère un peu mieux. Aprés un repas contenant de la viande rouge, il me faut 6 à 8 heures pour m’entraîner sans gêne,ceci à l’occasion d’une sortie longue et douce et attendre le lendemain pour me sentir à l’aise lors d’un entraînement à un rythme soutenu. Ne voulant pas me priver d’une bonne entrecôte et ne voulant surtout pas faire menu à part (ce qui deviendrait grave) j’ai opté pour un entraînement ” dur ” le matin. Donc à midi, la viande rouge est occasionnellement la bienvenue.Il ne faut jamais se priver des bonnes choses, mais savoir s’adapter au problème.

gautier dit :
4 août 2008 à 14:01

Totalement d’accord avec Benazet, la consommation de proteines animales ” fatiguent ” l’organisme.Pour ma part je consomme plus souvent des proteines végetales :lentilles ,poids cassés ,une a deux fois la semaine car j’adore et tres peu de viandes rouges et de produits laitiers car ses aliments “m’endorment ” et me rendent moins dynamiques.Peu de proteines animales ( savez vous ce que mangent ou absorbent les animaux que vous consommez??)sauf ,du poisson sauvage assez souvent :sardines maquereaux, saumon sauvage, moules ,huitres et aussi des volailles label rouge ou bio.Je préfere manger moins , mais des aliments de qualité.

John dit :
3 septembre 2008 à 12:12

Gautier, sais-tu ce que mangent les moules, dont tu fais l’éloge… Renseigne toi, ca vaut le coup d’oeil! Et pour les légumes, tu ne controles pas non plus les engrais et autres ajouts industriels sur les cultures…

gautier dit :
3 septembre 2008 à 16:51

bien sur John, on ne peut pas tout controler ,mais on peut privilégier certains aliments.Je sais que les moules filtrent moins l’eau que les huitres mais je n’en fais pas des cures.Pour les légumes, malheureusement le bio est tentant, j’y succombe parfois ,mais c’est un peu cher. Bien sûr il y a plein de traitement chimiques sur les fruits et légumes ..( j’ai fais, il y a longtemps une saison de ramassage de pommes ,le patron pulvérisait …il est décédé d’un cancer du cerveau . )Il y a beaucoup de cancers spécifiques au millieu agricole . J’ai la chance de bénéficier d’un jardin ou je fais quelques légumes .
Mais le plus mauvais sont les produits animaux ( viandes ,lait..)Quand on sait les vaccins,antibiotiques,qu’on leurs administrent,dans les élevages de type industriels ,plus leur alimentation ,granulés ,soja génetiquement modifié etcc.

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Paris aux couleurs de la Jamaïque

FR-SS10_Bolt_A4_TrainAfin de fêter la venue du champion Usain Bolt à Paris, Puma prépare l’événement : “Jamaica Party”, Collection Usain Bolt…WELCOME USAIN !

Jeudi 15 juillet 2010, Usain Bolt viendra enflammer Paris ! Tout d’abord au magasin Courir, sur les Champs-Élysées, où dès 15 h, il se mettra à la disposition du public pour signer des autographes.

Usain mettra ensuite le cap sur la place de l’Hôtel de Ville, où Puma organise une “Jamaica Party” en l’honneur de son champion ! Dès 10 h, le public parisien pourra découvrir gratuitement des activités ludiques axées autour du running… et bien sûr autour d’Usain Bolt.

Dès 16 h, Usain montera sur scène pour enflammer le public parisien et lancer officiellement le début des concerts gratuits et ouverts à tous ! De nombreuses surprises auront lieu tout au long de cette après-midi, avec notamment les performances d’Irma Pany, Jaqee, Winston McAnuff et Alpha Blondy !

Résumé du programme jeudi 15 juillet :

10 h : animations running (Place de l’Hôtel de ville)
15 h : Usain Bolt sur les Champs-Élysées

Jamaica Party - Place de l’Hôtel de Ville
16 h : Usain Bolt aux platines !
17 h : concerts gratuits avec Irma Pany – Jaqee – Winston McAnuff – Alpha Blondy & plein d’autres surprises

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La guerre des ampoules !

benjamin-chevalier

 

Benjamin Chevalier, 26 ans, interne en chirurgie à Bordeaux. Lors de ses études à Paris, il rencontre Gaston Peltre, le fondateur des DocTrotters, l’organisme qui gère le médical sur le Sultan Marathon des sables. C’est le déclic. Benjamin était pour la première fois sur le MDS version 2010.

 

RW : Pourquoi le MDS Benjamin ?
BC : Je suis passionné de sport et je pratique le volley depuis 15 ans. Le MDS est une aventure humaine très forte avec des rencontres vraiment intéressantes et en tout genre. Nous, on aide le sportif à venir au bout de son défi, on adhère donc à cette idée du dépassement de soi et moi j’adore ! Et puis le cadre est exceptionnel. Enfin, c’est aussi l’occasion de pratiquer une médecine différente avec des conditions d’exercice particulières en plein désert, une médecine au service d’un défi physique intense, de la réalisation d’un rêve et non pas au service de malades classiques. C’est un soutien autant moral que physique.

RW : Concernant les soins des pieds, c’est quoi le plus important pour courir dans de bonnes conditions ?


BC : Il faut agir préventivement, en amont. Après, les ampoules sont toujours douloureuses, exposées au risque d’infection, et retentissent inexorablement sur les performances… Il faut donc d’abord préparer ses pieds, c’est important pour un marathon normal, cela devient indispensable pour une course comme le MDS. Pour cela, plusieurs produits et protocoles existent. Le plus efficace semble être de tanner ses pieds quelques semaines avant le départ (Tanopat, talc, jus de citron, entraînement pieds nus dans le sable…) et en parallèle d’appliquer une crème hydratante genre NOK d’Akiléine pour éviter la formation d’ampoules sous la peau tannée. Les podologues du sport peuvent également

apporter une aide précieuse, notamment pour donner des conseils.

RW : Et concernant les chaussures ?


BC : La première chose évidente est de ne pas courir avec des chaussures neuves, il faut y être habitué, qu’elles soient déjà faites. Pour le MDS particulièrement, compte-tenu de la chaleur, il est nécessaire de prendre une pointure et demie supplémentaire car avec la chaleur, les pieds gonflent énormément, et ce dès les premiers jours sans avoir couru beaucoup. Le soir, après les étapes, il est conseillé de laisser ses pieds sécher à l’air le plus possible une fois la course terminée, après les avoir bien nettoyés. La formation d’ampoules est favorisée en milieu humide. Il faut savoir que les ampoules se forment principalement au niveau des zones de frottement excessif ou inhabituel sur les chaussures. Le premier stade est représenté par des zones d’échauffement, rouges, sensibles mais sans cloque ou abrasion. À ce stade, l’utilisation de pansements double-peau type Compeed peut être une bonne solution. Sinon, on peut protéger ces zones par des compresses et un bandage type Elastoplast pour réduire justement les frottements.

RW : Oui mais une fois que l’ampoule est là, que faut-il faire ?


BC : Au stade d’ampoule à proprement parler, il ne faut plus utiliser de pansements Compeed. En effet, les ampoules vont rester dans un milieu humide permanent, ne vont pas cicatriser et risquent de s’infecter. Le traitement repose plutôt sur l’assèchement : percez l’ampoule, n’enlevez pas la peau qui constitue encore une protection épidermique efficace et introduisez-y de l’éosine. Laissez à l’air le plus possible. Si ce n’est pas possible, dans le cas d’une course longue ou à étapes par exemple, il faut protéger les zones abîmées par des compresses fixées avec de l’Elastoplast. Touchez le moins possible au pansement une fois fait ! En effet, plus il y a de manipulations, plus le risque d’aggraver les choses augmente. Un pansement bien fait et bien propre doit pouvoir tenir plusieurs jours, dans l’idéal. Enfin, en cas d’infection, c’est-à-dire d’aspect sale, avec écoulement, apparition de fièvre, de ganglions satellites, etc., une consultation médicale devient indispensable pour la mise en place d’une éventuelle antibiothérapie.




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Marathon de NYC : comme si vous étiez !

Le marathon de New York est dans… 5 mois ! Que vous ayez ou non votre dossard, voici un aperçu de ce que tous les coureurs peuvent vivre pendant cette journée de folie, sur le parcours du plus mythique marathon du monde. Notre rédacteur en chef et envoyé spécial, Gaël Couturier, était là-bas en novembre dernier, il a eu la chance de courir ce 40e anniversaire. Ambiance, ambiance…

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