Mardi 31 mars (suite) : « La douleur, la pression, la peur de ne pas terminer… » Récit.

Le terrain alterne sable et cailloux pour le plus grand plaisir des coureurs!

Les coureurs sont unanimes : la deuxième étape a été plus difficile.  Après un démarrage en trombe le premier jour, ils accusent le coup et quelques blessures commencent à se faire ressentir. Gaël Couturier, le rédacteur en chef de Runner’s World, nous rend compte de l’état d’esprit dans lequel les concurrents ont vécu cette deuxième étape de 36 km.

« Deuxième  étape de 35 km environ très difficile à cause de la fatigue accumulée de la veille mais aussi de longues lignes droites qui n’en finissent jamais. Après le froid à l’heure du départ, la journée a été très ensoleillée avec aussi beaucoup de vent. Des dunes encore, bien sûr, mais aussi des sentiers jonchés de pierres de type volcanique qui font souffrir les pieds. Pour la première fois, il y a des abandons dus à la fatigue ou à diverses petites pathologies qui se révèlent trop douloureuses à cause du sac à dos qui cisaille les épaules ou du sable qui s’insère quoi que l’on fasse dans les chaussures et les chaussettes, générant d’infâmes ampoules.
Entre hier et aujourd’hui, le changement d’humeur sur la course et au campement est radical. Hier, les mines étaient encore réjouies. Aujourd’hui, les traits sont bien tirés. Celui qui m’accompagne sur les 11 derniers kilomètres du parcours, entre le CP 2 et l’arrivée, éclate en sanglots une fois la ligne franchie et après avoir récupéré ses 3 bouteilles d’eau données par l’organisation pour la soirée. La douleur, la tension, la peur de ne pas terminer… et la pression qui se relâche d’un coup.

Cette course nous met tous dans un drôle d’état. Dans ma tente, tous sont arrivés avant moi sauf un. Je l’ai croisé il y a quelques heures, il était encore de bonne humeur et souriait, visiblement ravi d’être là, en balade dans les dunes, tout simplement. Une attitude bien sympathique par rapport à tout ceux que le chrono obsède. Personnellement, mon état de fatigue est assez conséquent et je ne vise qu’une seule chose : limiter la casse au maximum, et finir bien sûr. La faute à trop de compétitions enchaînées avant de venir ici, à un entraînement trop poussé et à trop peu de repos.

Ce matin, avant de partir, les organisateurs m’ont avoué avoir trouvé un serpent dans une de nos tentes. Et puis, peu après le départ, quelques concurrents anglais nargaient gentiment une autre vipère des sables, bien planquée à l’ombre d’une plante sèche.

La tente, le lieu de repos et des rencontres insolites pour les coureurs

Deuxième étape, un peu de casse, beaucoup d’ambiance et que du bonheur. À demain ou après-demain, du désert toujours bien sûr, mais après une nouvelle étape de 80 km cette fois. - Gaël Couturier. »

La troisième étape est décisive pour le classement final, et pour évaluer les coureurs qui tiendront jusqu’au bout et ceux qui devront abandonner. C’est l’étape-test, qui n’est pas de 80 km mais de 91 km cette année ! Allez, courage les mecs !

Retrouvez tous les classements et informations sur le site officiel de la course : www.darbaroud.com

Cet article a été publié le Jeudi 2 avril 2009 à 10:52 et est classé dans A la une, Actualités, Courses, Marathons, Événements. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

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Grand concours photo

quechua-net

Jusqu’au 5 septembre 2010, Quechua organise un grand concours photo, dont la dotation n’est autre qu’un exceptionnel voyage au Népal.

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Paris aux couleurs de la Jamaïque

FR-SS10_Bolt_A4_TrainAfin de fêter la venue du champion Usain Bolt à Paris, Puma prépare l’événement : “Jamaica Party”, Collection Usain Bolt…WELCOME USAIN !

Jeudi 15 juillet 2010, Usain Bolt viendra enflammer Paris ! Tout d’abord au magasin Courir, sur les Champs-Élysées, où dès 15 h, il se mettra à la disposition du public pour signer des autographes.

Usain mettra ensuite le cap sur la place de l’Hôtel de Ville, où Puma organise une “Jamaica Party” en l’honneur de son champion ! Dès 10 h, le public parisien pourra découvrir gratuitement des activités ludiques axées autour du running… et bien sûr autour d’Usain Bolt.

Dès 16 h, Usain montera sur scène pour enflammer le public parisien et lancer officiellement le début des concerts gratuits et ouverts à tous ! De nombreuses surprises auront lieu tout au long de cette après-midi, avec notamment les performances d’Irma Pany, Jaqee, Winston McAnuff et Alpha Blondy !

Résumé du programme jeudi 15 juillet :

10 h : animations running (Place de l’Hôtel de ville)
15 h : Usain Bolt sur les Champs-Élysées

Jamaica Party - Place de l’Hôtel de Ville
16 h : Usain Bolt aux platines !
17 h : concerts gratuits avec Irma Pany – Jaqee – Winston McAnuff – Alpha Blondy & plein d’autres surprises

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La guerre des ampoules !

benjamin-chevalier

 

Benjamin Chevalier, 26 ans, interne en chirurgie à Bordeaux. Lors de ses études à Paris, il rencontre Gaston Peltre, le fondateur des DocTrotters, l’organisme qui gère le médical sur le Sultan Marathon des sables. C’est le déclic. Benjamin était pour la première fois sur le MDS version 2010.

 

RW : Pourquoi le MDS Benjamin ?
BC : Je suis passionné de sport et je pratique le volley depuis 15 ans. Le MDS est une aventure humaine très forte avec des rencontres vraiment intéressantes et en tout genre. Nous, on aide le sportif à venir au bout de son défi, on adhère donc à cette idée du dépassement de soi et moi j’adore ! Et puis le cadre est exceptionnel. Enfin, c’est aussi l’occasion de pratiquer une médecine différente avec des conditions d’exercice particulières en plein désert, une médecine au service d’un défi physique intense, de la réalisation d’un rêve et non pas au service de malades classiques. C’est un soutien autant moral que physique.

RW : Concernant les soins des pieds, c’est quoi le plus important pour courir dans de bonnes conditions ?


BC : Il faut agir préventivement, en amont. Après, les ampoules sont toujours douloureuses, exposées au risque d’infection, et retentissent inexorablement sur les performances… Il faut donc d’abord préparer ses pieds, c’est important pour un marathon normal, cela devient indispensable pour une course comme le MDS. Pour cela, plusieurs produits et protocoles existent. Le plus efficace semble être de tanner ses pieds quelques semaines avant le départ (Tanopat, talc, jus de citron, entraînement pieds nus dans le sable…) et en parallèle d’appliquer une crème hydratante genre NOK d’Akiléine pour éviter la formation d’ampoules sous la peau tannée. Les podologues du sport peuvent également

apporter une aide précieuse, notamment pour donner des conseils.

RW : Et concernant les chaussures ?


BC : La première chose évidente est de ne pas courir avec des chaussures neuves, il faut y être habitué, qu’elles soient déjà faites. Pour le MDS particulièrement, compte-tenu de la chaleur, il est nécessaire de prendre une pointure et demie supplémentaire car avec la chaleur, les pieds gonflent énormément, et ce dès les premiers jours sans avoir couru beaucoup. Le soir, après les étapes, il est conseillé de laisser ses pieds sécher à l’air le plus possible une fois la course terminée, après les avoir bien nettoyés. La formation d’ampoules est favorisée en milieu humide. Il faut savoir que les ampoules se forment principalement au niveau des zones de frottement excessif ou inhabituel sur les chaussures. Le premier stade est représenté par des zones d’échauffement, rouges, sensibles mais sans cloque ou abrasion. À ce stade, l’utilisation de pansements double-peau type Compeed peut être une bonne solution. Sinon, on peut protéger ces zones par des compresses et un bandage type Elastoplast pour réduire justement les frottements.

RW : Oui mais une fois que l’ampoule est là, que faut-il faire ?


BC : Au stade d’ampoule à proprement parler, il ne faut plus utiliser de pansements Compeed. En effet, les ampoules vont rester dans un milieu humide permanent, ne vont pas cicatriser et risquent de s’infecter. Le traitement repose plutôt sur l’assèchement : percez l’ampoule, n’enlevez pas la peau qui constitue encore une protection épidermique efficace et introduisez-y de l’éosine. Laissez à l’air le plus possible. Si ce n’est pas possible, dans le cas d’une course longue ou à étapes par exemple, il faut protéger les zones abîmées par des compresses fixées avec de l’Elastoplast. Touchez le moins possible au pansement une fois fait ! En effet, plus il y a de manipulations, plus le risque d’aggraver les choses augmente. Un pansement bien fait et bien propre doit pouvoir tenir plusieurs jours, dans l’idéal. Enfin, en cas d’infection, c’est-à-dire d’aspect sale, avec écoulement, apparition de fièvre, de ganglions satellites, etc., une consultation médicale devient indispensable pour la mise en place d’une éventuelle antibiothérapie.




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Marathon de NYC : comme si vous étiez !

Le marathon de New York est dans… 5 mois ! Que vous ayez ou non votre dossard, voici un aperçu de ce que tous les coureurs peuvent vivre pendant cette journée de folie, sur le parcours du plus mythique marathon du monde. Notre rédacteur en chef et envoyé spécial, Gaël Couturier, était là-bas en novembre dernier, il a eu la chance de courir ce 40e anniversaire. Ambiance, ambiance…

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Après-soleil

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Sous le soleil estival, une bonne partie des coureurs ne prennent pas les précautions adéquates, notamment se tartiner de crème solaire. Pourtant, et vous le savez au péril de votre peau, un coup de soleil est si vite arrivé !
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