Jeudi 2 avril : Abandonner ou tenir… bras de fer décisif entre le sable et les coureurs

La troisième étape, la plus redoutée de tous ! 91 km à s’enfiler non-stop pour les plus courageux et compétitifs, ou avec des temps de pause pour les plus affaiblis. Le rédacteur en chef de Runner’s World, Gaël Couturier, est de nature pugnace. Son expérience des marathons lui offre une grande résistance aux conditions extrêmes, mais après un Lybian Challenge, un semi de Paris et un marathon de Rome dans les pattes, il souffre, et doit se rendre à l’évidence : il FAUT faire des pauses pour tenir le coup jusqu’à la ligne d’arrivée !
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Voici ses impressions, au terme des 91 km de cette avant-dernière étape :

« Je rentre du territoire des ombres. 91 km après 2 étapes de 34 et 36 km, c’est dur. Très dur. C’est aussi la plus longue étape que cette course a connu. Les uns essayent de tout faire d’une traite sans dormir, les courageux. runnersworldbasdef004

D’autres, comme moi, choisissent de diviser le parcours en deux et de dormir à un check-point. Nous sommes les plus fatigués, les blessés et les moins rapides. Personnellement, je ne l’ai pas choisi mais bien subi. Dès les premiers kilomètres, mes jambes sont faibles, la plante de mes pieds me fait beaucoup souffrir. La course vient de démarrer et déjà je veux abandonner.


runnersworldbasdef008Le temps passe. Autour de moi, le paysage est somptueux, immense. Au bout de 50 km, je suis un vrai zombie. Je suis frigorifié. Arrivé à un ravitaillement, je m’écroule dans une tente. Il est 19 h 30.

runnersworldbasdef0111Dix heures plus tard, j’ouvre un œil. La place est vide. Il me reste 41 km à parcourir. Il est 5 h 30, j’ai plus de 15 heures pour franchir la ligne. J’ai bien dormi et je sais que je vais finir. Cette dernière partie de la course est plus facile même si je ne croise quasiment plus personne. De longues heures avant moi, la veille, les premiers ont passé la ligne. Aux avant-postes, c’est une autre course qui se joue. Moi je ne suis qu’un anonyme parmi tant d’autres. Demain, dernière épreuve : entre 40 et 45 km. Même avec une étape en moins au début de la semaine, il est dur ce 24e Marathon Des Sables. Très dur. - Gaël Couturier. »

Dernière ligne droite. Après ces 91 km éprouvants physiquement et mentalement, la dernière étape va demander aux coureurs de puiser dans leur dernière réserve d’énergie. Leur objectif est clair et commun à tous : ne pas abandonner, pour ne pas regretter d’avoir enduré intempéries, froid, boue, fatigue et douleur… pour rien !

À NOTER : la grande surprise de cette étape reste l’abandon du favori de la course, « l’homme aux 10 victoires », Lahcen Ahansal.

Retrouvez tous les classements et informations sur le site officiel de la course : www.darbaroud.com

Crédits photo : Marc Louboutin

Cet article a été publié le Vendredi 3 avril 2009 à 11:18 et est classé dans A la une, Actualités, Marathons, Récits de coureur, Événements. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.

5 commentaires pour “ Jeudi 2 avril : Abandonner ou tenir… bras de fer décisif entre le sable et les coureurs”

martin mireille dit :
4 avril 2009 à 7:35

c’est une épreuve très dur il faut vraiment se préparer,je leur dit bon courage MIREILLE MARTIN

JP Beauville dit :
4 avril 2009 à 7:46

curieuse sensation en lisant vos compte-rendus :
- de l’émotion et de même de l’admiration pour autant de souffrance et de volonté
- de l’envie et même une pointe de jalousie de ne pas en être …
cette course me fascine depuis qu’elle existe
bravo à tous, finisseurs ou pas
JPB

gaslonde dit :
4 avril 2009 à 7:50

bonjour, bravo pour votre courage.soyez fort.

sanna dit :
5 avril 2009 à 1:32

chistian de volonne

jevous dis à tous bon courage et surtout bravo pour votre détermination. Je pense que du premier au dernier vous méritez d’être félicités pour vous être mis au départ d’une si belle course.

Carmelo dit :
5 avril 2009 à 16:12

Salut Sylvain, Fixmer croit en toi et bonne route.

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Grand concours photo

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Jusqu’au 5 septembre 2010, Quechua organise un grand concours photo, dont la dotation n’est autre qu’un exceptionnel voyage au Népal.

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Paris aux couleurs de la Jamaïque

FR-SS10_Bolt_A4_TrainAfin de fêter la venue du champion Usain Bolt à Paris, Puma prépare l’événement : “Jamaica Party”, Collection Usain Bolt…WELCOME USAIN !

Jeudi 15 juillet 2010, Usain Bolt viendra enflammer Paris ! Tout d’abord au magasin Courir, sur les Champs-Élysées, où dès 15 h, il se mettra à la disposition du public pour signer des autographes.

Usain mettra ensuite le cap sur la place de l’Hôtel de Ville, où Puma organise une “Jamaica Party” en l’honneur de son champion ! Dès 10 h, le public parisien pourra découvrir gratuitement des activités ludiques axées autour du running… et bien sûr autour d’Usain Bolt.

Dès 16 h, Usain montera sur scène pour enflammer le public parisien et lancer officiellement le début des concerts gratuits et ouverts à tous ! De nombreuses surprises auront lieu tout au long de cette après-midi, avec notamment les performances d’Irma Pany, Jaqee, Winston McAnuff et Alpha Blondy !

Résumé du programme jeudi 15 juillet :

10 h : animations running (Place de l’Hôtel de ville)
15 h : Usain Bolt sur les Champs-Élysées

Jamaica Party - Place de l’Hôtel de Ville
16 h : Usain Bolt aux platines !
17 h : concerts gratuits avec Irma Pany – Jaqee – Winston McAnuff – Alpha Blondy & plein d’autres surprises

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La guerre des ampoules !

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Benjamin Chevalier, 26 ans, interne en chirurgie à Bordeaux. Lors de ses études à Paris, il rencontre Gaston Peltre, le fondateur des DocTrotters, l’organisme qui gère le médical sur le Sultan Marathon des sables. C’est le déclic. Benjamin était pour la première fois sur le MDS version 2010.

 

RW : Pourquoi le MDS Benjamin ?
BC : Je suis passionné de sport et je pratique le volley depuis 15 ans. Le MDS est une aventure humaine très forte avec des rencontres vraiment intéressantes et en tout genre. Nous, on aide le sportif à venir au bout de son défi, on adhère donc à cette idée du dépassement de soi et moi j’adore ! Et puis le cadre est exceptionnel. Enfin, c’est aussi l’occasion de pratiquer une médecine différente avec des conditions d’exercice particulières en plein désert, une médecine au service d’un défi physique intense, de la réalisation d’un rêve et non pas au service de malades classiques. C’est un soutien autant moral que physique.

RW : Concernant les soins des pieds, c’est quoi le plus important pour courir dans de bonnes conditions ?


BC : Il faut agir préventivement, en amont. Après, les ampoules sont toujours douloureuses, exposées au risque d’infection, et retentissent inexorablement sur les performances… Il faut donc d’abord préparer ses pieds, c’est important pour un marathon normal, cela devient indispensable pour une course comme le MDS. Pour cela, plusieurs produits et protocoles existent. Le plus efficace semble être de tanner ses pieds quelques semaines avant le départ (Tanopat, talc, jus de citron, entraînement pieds nus dans le sable…) et en parallèle d’appliquer une crème hydratante genre NOK d’Akiléine pour éviter la formation d’ampoules sous la peau tannée. Les podologues du sport peuvent également

apporter une aide précieuse, notamment pour donner des conseils.

RW : Et concernant les chaussures ?


BC : La première chose évidente est de ne pas courir avec des chaussures neuves, il faut y être habitué, qu’elles soient déjà faites. Pour le MDS particulièrement, compte-tenu de la chaleur, il est nécessaire de prendre une pointure et demie supplémentaire car avec la chaleur, les pieds gonflent énormément, et ce dès les premiers jours sans avoir couru beaucoup. Le soir, après les étapes, il est conseillé de laisser ses pieds sécher à l’air le plus possible une fois la course terminée, après les avoir bien nettoyés. La formation d’ampoules est favorisée en milieu humide. Il faut savoir que les ampoules se forment principalement au niveau des zones de frottement excessif ou inhabituel sur les chaussures. Le premier stade est représenté par des zones d’échauffement, rouges, sensibles mais sans cloque ou abrasion. À ce stade, l’utilisation de pansements double-peau type Compeed peut être une bonne solution. Sinon, on peut protéger ces zones par des compresses et un bandage type Elastoplast pour réduire justement les frottements.

RW : Oui mais une fois que l’ampoule est là, que faut-il faire ?


BC : Au stade d’ampoule à proprement parler, il ne faut plus utiliser de pansements Compeed. En effet, les ampoules vont rester dans un milieu humide permanent, ne vont pas cicatriser et risquent de s’infecter. Le traitement repose plutôt sur l’assèchement : percez l’ampoule, n’enlevez pas la peau qui constitue encore une protection épidermique efficace et introduisez-y de l’éosine. Laissez à l’air le plus possible. Si ce n’est pas possible, dans le cas d’une course longue ou à étapes par exemple, il faut protéger les zones abîmées par des compresses fixées avec de l’Elastoplast. Touchez le moins possible au pansement une fois fait ! En effet, plus il y a de manipulations, plus le risque d’aggraver les choses augmente. Un pansement bien fait et bien propre doit pouvoir tenir plusieurs jours, dans l’idéal. Enfin, en cas d’infection, c’est-à-dire d’aspect sale, avec écoulement, apparition de fièvre, de ganglions satellites, etc., une consultation médicale devient indispensable pour la mise en place d’une éventuelle antibiothérapie.




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Marathon de NYC : comme si vous étiez !

Le marathon de New York est dans… 5 mois ! Que vous ayez ou non votre dossard, voici un aperçu de ce que tous les coureurs peuvent vivre pendant cette journée de folie, sur le parcours du plus mythique marathon du monde. Notre rédacteur en chef et envoyé spécial, Gaël Couturier, était là-bas en novembre dernier, il a eu la chance de courir ce 40e anniversaire. Ambiance, ambiance…

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Après-soleil

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