X


Accueil du site > Entraînement > Débutants

Quelle surface choisir ?


vendredi 18 mars 2011
Version imprimable de cet article envoyer l'article par mail
Augmenter police Diminuer police

Sable, herbe, graviers, piste… chaque surface possède ses avantages et ses inconvénients. Comment choisir le revêtement adapté à nos objectifs ?

Lors des J.O. de 1996, Michael Johnson battait les records du monde sur 200 m (19” 32) et sur 400 m (43” ? 49), sur une piste olympique bâtie avec un revêtement aussi dur que le règlement d’athlétisme le permettait. Lors de cette même olympiade, Haile Gebrselassie avait remporté le 10 000 m (en 27’ 07” 34), mais, peu après, il déclarait forfait pour le 5 000 m, se plaignant de grosses ampoules sous la voûte plantaire. Des blessures dues, en partie, à la piste… Force est de constater que plus de dix ans après, les revêtements des pistes d’athlétisme ont peu évolué. Le tartan a fait son apparition pour la première fois aux Jeux olympiques d’été de 1968, à Mexico. C’est une surface amortissante et suffisamment rigide pour aller vite et la couleur rouge-ocre résiste bien aux rayons ultraviolets.

Revêtement et vitesse

Le type de revêtement sur lequel on court a un effet direct sur la vitesse. Le temps de l’impact du pied sur un sol tendre est trois fois plus long que sur une surface rigide. Si ces surfaces dures permettent d’être plus rapide, elles sollicitent davantage les articulations et peuvent conduire à la blessure. En fait, la surface sur laquelle vous courez dépend de l’objectif que vous préparez. Explications.

Le sable : Pat Porter (8 fois champion des États-Unis de cross) avait l’habitude de s’entraîner dans les dunes de sable à côté d’Alamosa, dans le Colorado, afin de progresser sur terrain vallonné. L’apport du sable permet de faire travailler les mollets et les quadriceps. Quelques répétitions en montée, de 20 à 30 s, vont vous apporter une musculation naturelle. Toutefois, attention aux répétitions, car le sable est traumatisant pour les tendons d’Achille.

L’herbe : en courant sur l’herbe, vous aller fournir un plus gros travail cardio-vasculaire. Ce type de surface non linéaire vous oblige à travailler davantage sur les appuis, d’où un effort cardio-vasculaire plus important. La meilleure pelouse est celle coupée bien à ras, pour bien voir où vous mettez les pieds. L’herbe est idéale pour la récupération, où pour ceux qui ressentent des douleurs. Idéale également pour la proprioception, n’hésitez pas à courir pieds nus quelques minutes, à la fin de votre footing.

Les sous-bois : bien que plus difficiles à trouver, à moins d’habiter à proximité d’une forêt, ce type de surface douce et bondissante est parfait pour les entraînements au seuil, comme le fractionné long sur 1 000 m avec des récupérations de 60 s par exemple. Le sous-bois absorbe bien les impacts au sol et il est également plus stable que l’herbe.

Les chemins : qu’il s’agisse d’un sentier ou d’une route, la terre séchée, compacte, est une bonne surface pour courir. Elle procure une sensation de stabilité sur toutes les distances. En outre, sur les chemins de terre, la circulation est généralement interdite. Mais attention au dévers : n’hésitez pas à changer de côté de temps en temps, afin d’éviter d’éventuels traumatismes des genoux.

Les graviers : certaines routes ont peu à peu été abandonnées et se sont transformées en sentiers de graviers. Ils permettent souvent de profiter de beaux paysages et offrent des repères kilométriques. Cependant, si vous prévoyez de courir sur ce type de surface, enfilez des chaussures avec un très bon amorti, sinon, gare à vos pieds en fin de séance.

La piste : rien ne vaut une piste en tartan pour acquérir un bon rythme. Mais courir sur une piste impose deux virages, on tourne toujours dans le même sens (inverse du sens des aiguilles d’une montre généralement) et cela peut aussi amener une sollicitation excessive de l’intérieur du genou et de la hanche. La piste doit donc être réservée aux compétitions et au fractionné. À moins d’avoir une piste en terre battue, comme il en existe encore dans les stades les plus anciens.

L’asphalte : la plupart des routes sont faites d’un mélange de goudron et de graviers, et la majorité des courses sur route se courent sur cette surface. Celle-ci va vous permettre de tenir un rythme soutenu. Mais attention à ne pas en abuser : un footing par semaine maximum !

Le béton : le seul point positif à courir sur les trottoirs en béton, c’est d’être plus en sécurité que sur la route. Mais si vous essayez de courir régulièrement sur ce revêtement, à terme, vous ne pourrez que constater les dégâts sur vos articulations.



9 Commentaires

  • 2154 19 mars 2011 08:40, par berthod

    Je sais que j’ai peut être cette chance mais vous avez omis de parler de la course sur neige….

    Répondre à ce message

  • 2155 19 mars 2011 10:42, par bernard desvignes

    toujours pas de reponse a l article levez la jambe,en ce qui concerne les 5 majeurs
    amicalement
    b desvignes

    Répondre à ce message

  • 2156 19 mars 2011 11:12, par Stevisa

    Vous ne parlez pas des pavés !!! Au marathon de Bruxelles les 300 dernier mètres sont en pavé, et mes jambes au carrément exploser, ouf l’arriver était pas loin.

    Répondre à ce message

  • 2158 19 mars 2011 11:56, par jacques 64 ans

    Je me permets d’amender un peu le propos en ce qui concerne la route ou vous limitez l’usage à….une seule fois par semaine .25 ans de course, 97 marathons sans compter les semis et 10kms, mon expérience de profession médicale :
    - il est impossible de préparer un marathon en ne faisant qu’une seule séance par semaine sur route et tous les autres sur sol meuble, sinon bonjour les dégats au niveau des articulations et des tendons. L’organisme doit s’habituer à cette surface par l’entrainement.Il vaut mieux donc 3 entrainements sur route et un seul sur sol meuble pour reposer le corps. D’autre part l’un des problèmes de la route est d’être bien chaussée avec un amorti correspondant à sa morphologie , son poids et sa foulée.
    - mon expérience me fait dire que je me suis toujours blessé non point sur route mais sur chemin et sentier, la plupart de mes " malades" aussi d’ailleurs . en effet l’instabilité d’un chemin, le travail qu’il impose aux tendons et aux articulations présentent représentent un danger bien plus grand que l’asphlate pouvu que l’on soit bien chaussé.
    cordialement

    Répondre à ce message

  • 2159 19 mars 2011 13:35, par Christophe

    Venez courir au parc ASPIRE de DOHA qui offre 10km de piste tartan autour de ses infrastructures ! Ahhh le Qatar…

    Répondre à ce message

  • 2165 20 mars 2011 20:41, par Marouette

    Et la course à pieds nus ? c’est aussi un des bonheurs que nous pouvons nous offrir. On court parfois un peu moins vite, mais les sensations sont extraordinaires, si on aime marcher à pieds nus. Le seul désagrément, c’est que suivant où, il faut courir avec ses basket dans les mains. A essayer ! Sur gazon, c’est aussi génial, et si par endroits, c’est un peu spongieux, ça donne des sensations encore plus variées. Le pied déroule tout autrement, les chevilles font un tout autre travail, et bonjour les fessiers !!!

    Répondre à ce message

  • 2170 21 mars 2011 09:20, par andres

    j’aurais aimé une conclusion à cette article….

    Répondre à ce message

  • 2187 23 mars 2011 18:53, par jb

    et sur neige ?

    Répondre à ce message

  • Quelle surface choisir ? 30 janvier 13:25, par kustomkult

    Bonjour,
    Je souhaite depuis un moments débuter en course à pied et voila ce week end j’ai acheter ma premiere paire de bascket running. Etant débutant et ayant subis une operation au genoux (tendons) dans ma jeunesse. Quel surface serais la moins risquer pour mon genoux ?
    Et une genouillère serait elle conseiller ?

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Besoin d'un entraineur ?

Smart coach

Sondage
Je cours :
  •  
  •  
  •  
  •  




© 2012 Runner’s World France - Tous droits réservés | Mentions légales | mail@runnersworld.fr

RW INTERNATIONAL : États-Unis | Australie/Nouvelle Zélande | Allemagne | Italie | Pays bas/Belgique | Afrique du sud | Espagne | Suède | Royaume-Uni